Que se passe-t-il en séance de musicothérapie ?


Une musicothérapie commence par un bilan psychomusical afin que le musicothérapeute connaisse un peu mieux son patient sur son rapport au son, au bruit, à la musique et au silence. Celui-ci est composé de trois volets : un petit questionnaire, un montage musical ainsi qu’une improvisation instrumentale. Ce bilan va permettre au musicothérapeute d’avoir une base de travail pour préparer un « programme thérapeutique » et savoir, entre la musicothérapie réceptive et active, celle qui sera la plus appropriée pour son patient.

 

 

  On entend par musicothérapie active, une technique de soins par laquelle le patient peut s’exprimer au travers de la musique et des sons. Celle-ci peut passer par exemple par de l’improvisation sonore avec des instruments ou la voix


 

 

 

 

 

La musicothérapie réceptive concerne la diffusion de musiques. Des montages sonores sont préparés en amont, puis diffusés en séance. Les réactions, idées, représentations et ressentis sur la musique juste diffusées seront le noyau de la thérapie. Des séances de relaxation à induction musicale sont également envisageables dans le cadre de la musicothérapie réceptive.


Cette technique thérapeutique est donc exploitable par de nombreux moyens. Ceci lui donne la possibilité de toujours pouvoir adapter la technique aux symptômes et à la personnalité du patient. Ainsi, chaque utilisation de la musicothérapie est différente en fonction du patient auquel elle s’adresse.

 


Qui peut bénéficier d’une musicothérapie ?


La musicothérapie est pratiquée en France depuis de nombreuses années dans des institutions de soins, et notamment dans des services de psychiatrie pour enfants et adultes. Elle s’adresse aux femmes et aux hommes, aux enfants, adolescents, adultes et personnes âgées et se pratique individuellement comme en groupe. Cette longue expérience clinique a permis de développer une pratique de la musicothérapie auprès de patients souffrant de troubles et de pathologies très diversifiés : troubles du langage, troubles de la communication, handicaps physiques et moteurs (déficits intellectuels, sensoriels…), troubles anxieux, états dépressifs, névroses phobiques ou obsessionnelles, troubles du comportement, troubles du comportement alimentaire (anorexie mentale, boulimie…), troubles addictifs, maladies d’Alzheimer, maladie de Parkinson, autisme infantile et autisme de l’adulte, psychoses chroniques...

 

La liste serait longue et il conviendrait également d’ajouter le travail possible avec des groupes, des familles, ainsi que la prise en charge de troubles psychologiques secondaires à des maladies somatiques comme les cancers, les maladies de longue durée, invalidantes...